Gant de velours et main de fer, jamais la pratique du pouvoir telle que l’affectionne Jean‐Luc Moudenc n’a autant correspondu à cette expression qu’on dit devoir à un maréchal d’empire. Vendredi 27 mars, quelques jours après sa réélection comme maire de Toulouse, c’est en convoquant le souvenir de Henri IV, un « homme de réconciliation », que Jean‐Luc Moudenc a voulu ouvrir son nouveau mandat.
« Au fond, la leçon d’Henri de Bourbon, c’est respecter les différences et les concevoir – non pas comme des motifs d’opposition qu’on exacerberait, mais comme des richesses, des additions, une diversité à conjuguer harmonieusement », a‑t‐il déclaré.
Après avoir assuré, qu’il fallait « après la bataille », « mettre la division de côté », l’édile a promis de travailler pour tous les Toulousains, sans distinction aucune. « Mes premières pensées vont aux 92 150 citoyens qui nous ont fait confiance et qui nous ont portés à la place majoritaire qui est la nôtre. Je m’adresse aussi aux 72 980 qui ont choisi la liste adverse. À eux, je dis nous serons à votre service pareillement. Nous travaillerons pour et avec tous les Toulousains, sans distinction aucune. »
Fin connaisseur de l’électorat toulousain, Jean‐Luc Moudenc a bien conscience du décalage entre la composition sociale de la ville et sa majorité municipale. Tout en se félicitant d’un score historique et d’une représentativité forte, il admet que ce résultat a été obtenu « malgré une sociologie qui aurait dû placer cette liste plutôt …