L’association française Aides, fer de lance européen dans la lutte contre le Sida, a beau brandir la transformation sociale comme objectif, elle a tendance à négliger son petit personnel. C’est en tout cas ce que pensent 80 % des 482 salariés qui, du 21 au 26 juin dernier dernier, se sont mis en grève. De Lyon à Nantes, en passant par Lille et Toulouse, 63 lieux d’accueil sur 76, répartis dans toute la France, ont baissé leur grille et accroché des pancartes pour exprimer leur ras-le-bol. Du jamais vu dans ces structures où la plupart des salariés sont d’abord des militants de la lutte contre le sida. « La direction nous a annoncé mi-juin une augmentation mensuelle de 15 euros brut et une prime de... 0 euros, alors que, depuis février dernier, on sait que Vincent Pelletier, notre ancien directeur général, est parti avec un joli pactole. C’est ça qui nous a fait péter les câbles », confie un salarié gréviste.

Un parachute à 50 000 euros et une prime de 7 500 euros

Jusqu’en décembre 2016, Vincent Pelletier occupait deux postes à mi-temps de directeur général. Un à Aides, l’autre à Coalition Plus, une union d'associations créée en 2008 qui intervient dans 35 pays pour lutter contre le Sida et les hépatites, dont Aides est l'un des principaux membres-fondateurs. Comme les deux associations sont domiciliées à la même adresse, même pas besoin de déplacer : Vincent Pelletier dispose d'un seul et même bureau pour gérer les deux structures. Lorsqu’il décide de pleinement se consacrer à Coalition Plus, il signe une rupture conventionnelle avec Aides et se . . .

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