#JeSauveMediacités : pourquoi nous recherchons 2 000 nouveaux abonnés d’ici la fin de l’année

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Jacques Trentesaux, cofondateur de Mediacités, lors d’un événement à Toulouse en juin 2022. Photo : Mediacités.

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Temps de lecture : 3 minutes

Par Jacques Trentesaux

Après une campagne d’abonnement réussie fin 2021, nous sommes contraints de récidiver pour réunir à nouveau 2 000 abonnés supplémentaires. Explications.

« Encore une campagne ? On croyait que vous étiez sauvés ! » Telle est peut-être votre réaction à la vue du slogan de notre nouvelle campagne d’abonnement, qui débute mercredi 14 septembre : #JeSauveMediacités. Il y a exactement un an, en effet, nous vous alertions sur la nécessité de convaincre 2 000 nouveaux abonnés sans quoi « nous ne pourrions poursuivre notre travail d’enquête en 2022 ». Et voilà que nous faisons à nouveau appel à vous pour assurer notre survie. La ficelle vous semble trop grosse ? Vous supputez une exagération de notre part ? Voici, en toute transparence, notre réalité économique.

L’année dernière, nous avons bien gagné 2 000 abonnés supplémentaires. Une prouesse pour l’entreprise de taille modeste que nous sommes. Mais sur ce nombre, certains nous ont rejoint sans habiter l’une des quatre métropoles que nous couvrons. Ils l’ont fait par communion de valeurs, parce qu’ils sont convaincus de l’importance de soutenir un travail d’investigation locale 100 % indépendant. Ces abonnés de soutien n’ont pas tous, loin de là, renouvelé leur coup de pouce. Ajoutez à cela une érosion naturelle des abonnements, un contexte morose pour l’ensemble des médias indépendants et vous comprendrez qu’il nous faut, tel Sisyphe, rouler à nouveau la pierre des abonnements.

Je sauve Mediacités

Mediacités n’a jamais été aussi fort et fragile à la fois. Fort de 5 300 abonnés ; mais très fragile car nous ne sommes toujours pas à l’équilibre économique. De ce fait, pas de miracle ! La trésorerie de l’entreprise fond mois après mois. Et nous colmatons la brèche vaille que vaille en décrochant des subventions ou en multipliant les appels à dons et les levées de fonds. Cette logique nous a permis de tenir depuis bientôt six ans. Mais elle a une limite… que nous frôlons dangereusement ces derniers temps. D’où une gestion au plus serré des coûts. Et cet appel à la mobilisation.

Point mort

Notre graal demeure toujours les 8 000 abonnés. Ils correspondent au fameux « point mort », c’est-à-dire à l’équilibre entre nos charges et nos recettes. Le chemin à parcourir reste donc long. D’où l’ambition forte de 2 000 nouveaux abonnés que nous nous sommes fixée. En cas de succès, l’équilibre ne sera toujours pas atteint mais très proche.

Mais au fait ?! 8 000 abonnés pour quatre villes, ce n’est pas grand-chose rapporté à la population totale nous direz-vous. Juste ! Et pourtant le passage à l’acte de l’abonnement demeure contre-nature pour une majorité de Français. Seuls 11 % ont déjà acheté de l’information en ligne, selon l’étude de référence menée par le Reuters Digital News Report de 2022.

Nous espérons avant tout convaincre une partie des 45 000 personnes qui sont inscrites à nos newsletters gratuites. Celles-ci se contentent de lire les titres sans s’abonner ; certaines ont récupéré les codes d’amis abonnés (un sport national !) ; d’autres se font envoyer gracieusement l’article qui les intéresse. Une facilité qui met en péril nos finances et par là-même notre existence… Nous visons aussi les 140 000 visiteurs uniques qui, chaque mois, se rendent sur notre site avant d’en repartir après avoir constaté que nos articles étaient réservés à nos abonnés. 140 000 visiteurs, 45 000 abonnés aux newsletters, 5 300 abonnés. L’équation est simple…

Au-delà de ces personnes, il y a toutes celles qui ignorent notre existence. Se faire connaître, dans l’océan de sollicitations en tout genre que nous traversons chaque jour, exige beaucoup de moyens. Certains sites de presse y parviennent bien, en rebondissant sur la moindre polémique, le moindre fait divers, et en « optimisant » leurs articles pour les moteurs de recherche et les réseaux sociaux. Nous préférons le bouche-à-oreille et le temps long de l’investigation.

Être abonné à Mediacités, c’est l’assurance de lire chaque semaine des enquêtes et des décryptages introuvables ailleurs. Être abonné à Mediacités, c’est aussi avoir la possibilité d’offrir un article à un ami et cela sans limite de nombre. Mais surtout, être abonné à Mediacités, c’est permettre à un média unique en son genre, véritable contre-pouvoir médiatique local, d’exister. Notre survie dépend de vous : en vous abonnant aujourd’hui et en parlant de nous à vos proches, vous pouvez faire la différence.

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Jacques Trentesaux

Je suis tout à la fois le directeur de la rédaction et le président de Mediacités, que j’ai co-fondé avec plusieurs anciens collègues du groupe L’Express fin 2016. Nordiste d’origine, j’habite Paris mais j’ai à cœur de revenir dans ma région natale pour y enquêter autant que mes autres fonctions m’en laissent le temps. Avant Mediacités, je suis passé par La Croix, Liaisons sociales, Les Echos et L’Express, où j’ai notamment occupé le poste de rédacteur en chef de la rubrique Régions. Je n’aime rien tant que « sortir du périphérique parisien » pour aller sur le terrain afin de comprendre les réalités du pays.
Voir ma déclaration d’intérêts

  • Bonne chance !
    Une amie m’a dit : je ne m’abonne pas car il y a trop de nouvelles négatives…. pour moi !
    À réfléchir…
    Cordialement

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