Tel un défenseur brusque et empoté qui écarte le danger en dégageant le ballon dans les tribunes, Gérard Lopez ne s'embarrasse pas avec la vérité. En janvier, Mediacités, Mediapart et France 3 Nord-Pas-de-Calais menaient conjointement une enquête sur l'homme d'affaires hispano-luxembourgeois, qui s'apprêtait à prendre les rênes du club de football de Lille. Nous révélions à l'époque les étonnantes manœuvres menées par des proches du businessman pour tenter d'attirer de nouveaux investisseurs dans le capital du club. Et Gérard Lopez démentait : « Je n'ai jamais cherché à avoir un partenaire là maintenant, puisque je veux détenir 100% du club », disait-il. Il laissait entendre qu’il investirait avec son propre argent et qu'il serait bien actionnaire à 100 % des sociétés qui détiendront 95 % du club.

Sauf qu'en réalité, Gérard Lopez n'a pas racheté le club sur ses fonds propres : il a emprunté l'argent. En juillet, le Luxemburger Wort révélait déjà que la holding luxembourgeoise qui détient le Losc avait émis trois emprunts obligataires, le 26 janvier, au lendemain de la clôture de la vente, le 22 mai puis autour du 2 juin. Alors, qui se cache vraiment derrière le rachat du Losc ? France Football a révélé l'identité des créanciers ce mardi 22 août. Il s'agit de deux fonds d'investissement, Manchester Securities, mais surtout Elliott, un fonds « vautour » tristement célèbre qui a fondé sa richesse sur des poursuites judiciaires menées à l'encontre d'Etats en difficulté. Le principe . . .

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