La Sercogest n'est décidément pas une entreprise banale. En juillet 2015, elle annonçait son déménagement de Puteaux (Hauts-de-Seine) à Wasquehal, sous les applaudissements de l'agence publique de développement économique Lille's Agency et ceux de la mairie. Cette dernière cachait d'autant moins sa satisfaction que la Sercogest est dirigée par la famille du premier adjoint, Jan Laarman. Dans l'enthousiasme des quelque cinquante créations d'emplois annoncées, personne, en 2015, n'avait examiné dans le détail les activités de la Sercogest.

Comme Mediacités l'a révélé en avril 2017, les activités en question laissent pourtant songeur. Le « modèle Laarman » consiste à choisir un thème porteur dans l'opinion - les radars, l'école en danger, les pesticides, peu importe… - afin de soutirer le maximum d'argent au public, soit par appel aux dons, soit en vendant des produits ou des fichiers d’adresses. La Sercogest est spécialisée dans les médecines parallèles. Travaillant pour d'autres entités de la nébuleuse Laarman (Santé Nature Innovation et Cell'innov, pour l'essentiel), elle diffuse des lettres électroniques gratuites en forme d'hameçons : les internautes qui s'inscrivent sont rapidement démarchés par mails et par téléphone. Au catalogue, la curcumine contre le cancer, l'harpagophytum contre l'arthose et autres remèdes n'ayant pas fait leurs preuves scientifiques.

Le modèle économique, en revanche, a fait les siennes. Sercogest n'a pas publié ses comptes 2016, mais tout porte à croire que la société va bien. Les lettres . . .

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