«Je me suis battue dès 2012 pour que la vitesse du périphérique soit abaissée à 70 km/h », rappelait Martine Aubry lors de ses voeux à la presse, le 17 janvier. Un combat mené auprès de tous les préfets de région qui se sont succédé depuis lors, comme l’expliquait Mediacités dans un article précédent. Un combat relayé à nouveau, il y a un an, par le vote d’une délibération à la Métropole européenne de Lille (MEL), portée par les élus socialistes et apparentés. La mesure entrera enfin en vigueur, le samedi 2 février, sur un tronçon de 7 kilomètres allant de l’A25 à la Route Nationale 356. Soit 7 ans d’attente pour obtenir une mesure… expérimentale et partielle. Sept ans durant lesquels la pollution de l’air, notamment, est devenue un sujet de préoccupation majeure des habitants de la métropole, à l’origine de 1700 décès prématurés par an.

Comment expliquer une telle attente ? A cette question, aucun de nos interlocuteurs n’a su - voulu ? - répondre avec précision. « Cette expérimentation a une histoire. Elle est le fruit d’une expression politique qui s’est manifestée à plusieurs reprises, euphémise Michel Lalande, préfet des Hauts-de-France. On est prêts maintenant. Je me suis emparé de ce sujet dès mon arrivée à Lille en avril 2016. Ne nous flagellons pas, on vient de loin. » L’élu écologiste Stéphane Baly, lui, rappelle qu’il avait agité il y a deux ans la . . .

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