Trop petite pour être capitale, trop petite pour rayonner, Lille est un nain politique et économique ! » Ce constat sans appel, c’est celui de l’association Axe Culture et de son président, Thomas Werquin. Engagé dans un combat pour « la réduction du nombre de communes en France et sur la métropole lilloise en particulier », le think tank nordiste (re)lance un vieux et grand débat. Son objectif ? La création d’une grande ville de Lille. Concrètement, Axe Culture propose de fusionner, ou au moins d’associer - en les transformant en arrondissements comme à Paris ou à Lyon - les 15 communes de la première couronne lilloise.  

 

 

Pourquoi un tel redécoupage - « charcutage » diront certains ? D’abord pour offrir à Lille cette fameuse « masse critique » qui lui permettrait de peser politiquement et financièrement au sein de la métropole, mais aussi aux niveaux régional et national. La commune nouvelle ainsi constituée pèserait alors un peu plus de 530 000 habitants (contre 230 000 actuellement), soit un peu moins que Marseille (864 000), mais plus que Lyon (509 000) ou Toulouse (466 000). Ensuite pour la rendre visible sur la carte du monde en regroupant ses principaux atouts économiques, culturels ou sportifs sous une dénomination commune. « A l’étranger, personne ne sait placer sur une carte le grand stade de Villeneuve-d’Ascq, alors que si on dit qu’il est à Lille… » assure Thomas Werquin. Enfin, pour rationaliser un peu le puzzle territorial local, son . . .

Cet article est réservé à nos abonnés, pour lire les 80% restants de l'article :
Découvrez Mediacités gratuitement pendant 24h !
Abonnez vous à partir de 1€/mois.
Si vous êtes déjà abonné, connectez-vous.
Benjamin Peyrel
Co-fondateur de Mediacités et rédacteur en chef de son édition nantaise. Avant de me lancer dans cette aventure, j'ai débuté au quotidien La Croix et suis passé par différentes rédactions (L’Humanité, Le Parisien, etc), avant de rejoindre L’Express et d'écumer préfectures et sous-préfectures pendant dix ans. Je m’intéresse notamment aujourd’hui aux montagnes de données que les collectivités comme les citoyens produisent quotidiennement et aux moyens de les utiliser pour faire avancer l'information.