Lille, Capitale verte de l’Europe en 2021 ? Martine Aubry a, en tout cas, l’intention de déposer cet automne la candidature de sa ville à un prix qui a honoré Nantes en 2013. « Ne rigolez pas, a-t-elle demandé aux journalistes lors de son bilan de mi-mandat. Ce prix concerne l’ensemble de la politique durable et on veut faire de Lille une ville durable. » Problème, cette ambition risque de se heurter à un autre défi : celui de loger une population toujours plus nombreuse.

Ce 29 septembre 2017, le maire décide d’emmener les journalistes faire un tour de la ville pour découvrir toutes les réalisations de sa première moitié de mandat. A travers les vitres du bus, les caméras filment des nouveaux logements et des équipements de Lille-Sud, Moulins, Fives... Beaucoup de grands ensembles. Peu d’espaces verts. Et pour cause ! « La clef de voûte, c’est l’habitat et l’accès au logement », déclare Martine Aubry. Sa priorité, ce n’est pas le droit à la nature mais le droit au logement. « Nous avons construit 13 500 logements lors du dernier mandat. Notre objectif, pour ce mandat, est de 10 000. Nous en sommes aujourd’hui à 6 656. »

Historiquement minérale, la capitale des Flandres ne compte que 13,5 m2 d’espaces verts publics par habitant selon le rapport 2017 "Lille, une ville durable". C’est peu comparé à la moyenne des 50 plus grandes villes de France qui s'établit à 48 m2, selon une enquête de l’UNEP (Union Nationale des Entreprises du Paysage). Refusant de communiquer sur les villes mal classées, l’UNEP ne livre pas les conclusions de son étude concernant Lille. Dommage. Car les chiffres sont rares et contestés concernant la place de la nature en ville . . .

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