«Pendant une année, ça a été très, très dur. Et l'année d'après, encore pire ! Le temps que tous les papiers se fassent pour le divorce, la déclaration auprès de la CAF, c'était très long. Donc, j'ai dû faire beaucoup d'associations. J'ai connu Emmaüs, les Restos du Coeur, le Secours catholique… » Cloé est une "personne pauvre", vivant à Armentières. Elle a été longuement interrogée par l'Agence de développement et d'urbanisme de la métropole, comme dix-huit autres de ses semblables ainsi que de nombreux intervenants sociaux. C'est l’un des intérêts majeurs de l'étude publiée en février que de donner chair et âme à cette spirale de privations, de solitude, d'accidents que l'on nomme pauvreté.         

Le document regorge aussi de chiffres. Frappants. En 2013 (dernier exercice statistique de l'Insee exploité), 213 000 habitants de la métropole européenne de Lille (MEL) vivaient avec des ressources inférieures à 60 % du revenu médian national. C'est-à-dire . . .

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