Des arrestations spectaculaires. Des gros titres dans les journaux. En matière de drogue, Lille et ses quartiers continuent de défrayer la chronique. Pas plus tard que ce 17 avril, La Voix du Nord faisait état d’une importante opération de police dans le quartier de Moulins. Quelques jours plus tôt, c’est le 20h de TF1 qui qualifiait le Nord de « plaque tournante du trafic de drogue ». Soit la même expression que celle employée par Martine Aubry, l’année dernière, dans une lettre ouverte au ministre de l’intérieur, Gérard Collomb. Mediacités s’était alors penché sur les spécificités du trafic local en pointant la grande disponibilité de produits à des prix abordables et le « sens du commerce » des revendeurs lillois. Un an après, la situation ne semble pas avoir vraiment changé. En tout cas, pas en bien... C'est ce qui ressort de la traditionnelle synthèse TREND, parue en décembre dernier, de l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT). Gros plan sur les tendances récentes - et inquiétantes - qui orientent le marché lillois de la drogue.
Une industrialisation de la culture de cannabis
C’est une des évolutions les plus frappantes de ces dernières années : la culture du cannabis est « en constant essor » dans le Nord, « premier département de France pour les quantités de plants saisis par les forces de l’ordre, relève la note lilloise de l’OFDT. Cela va du simple consommateur lassé de devoir financer des réseaux "mafieux" et qui désire faire pousser sa propre herbe pour avoir un produit plus sûr et dosé, à la grande . . .

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