A moins de trois mois des élections législatives, plus de 13 000 personnes ont déposé leurs candidatures sur le site d’En Marche pour tenter de décrocher une investiture à l’un des 577 postes de député(e)s. Et combien, parmi elles, pour les 21 places dans le Nord ? « Il n’y a pas de comptabilité par département ou par circonscription, explique Jean-Paul Delevoye, président de la commission d’investiture du mouvement à Mediacités. Parfois il y a une quinzaine de candidats pour une circonscription, parfois deux ou trois. »

Les équipes d’Emmanuel Macron ont été claires : pour renouveler le paysage politique français, les 577 candidats d’En Marche seront composés pour moitié de femmes et, dans la même proportion, de personnes issues de la société civile. Libre à chacun de proposer sa candidature sur le site en déposant un CV, une lettre de motivation, une photo. Il faut aussi avoir un casier judiciaire vierge et remplir un formulaire. Ensuite, une commission d’investiture composée de neuf personnes (six femmes et trois hommes) analyse, circonscription par circonscription, la sociologie du secteur, les rapports de forces politiques et le parcours des sortants pour dessiner un « profil idéal ». Une enquête sur la probité des candidats et leurs propos sur les réseaux sociaux complète l’examen.

Dans le Nord, où En Marche revendique plus de 3 000 adhérents, c’est le référent départemental du mouvement, Christophe Itier, qui est chargé de repérer les talents avec « un groupe d’adhérents de 25 personnes, dont 15 se penchent sur les stratégies électorales ». On retrouve dans ce petit cercle de simples . . .

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