Selon nos informations, une enquête préliminaire a été ouverte ces dernières semaines par le parquet de Lille, à la suite de plaintes déposées en 2016 par plusieurs représentants syndicaux. En cause, notamment, des irrégularités et défauts de justificatifs révélés par un audit sur les comptes 2014 du Comité d’entreprise (CE), portant sur plusieurs dizaines de milliers d’euros. L’enquête a été confiée à la brigade financière du SRPJ de Lille. Les policiers ont déjà mené de nombreuses auditions de salariés, dont celle —qui n’est pas passée inaperçue en interne— du directeur des ressources humaines, Jérôme Gosselin. Car au delà des irrégularités comptables, la justice s’intéresse à l’existence éventuelle de liens privilégiés entre la direction et le syndicat majoritaire, la CGT.
DES DECENNIES DE GESTION PAR LA CGT
Déjà handicapée par un déficit d’exploitation chronique, la société de transports en commun de l’agglomération lilloise voit donc la justice se pencher sur les bilans de son CE à qui elle verse plus de 2 millions d’euros chaque année (2,28 millions en 2015). « Jusqu’en 2015, le CE de Transpole avait toujours été dirigé par la CGT, rapporte Julien Mathis, secrétaire du CE de 2015 à 2017, sous l’étiquette FO. Ils avaient pris leurs habitudes, sans se poser trop de questions sur la légalité de certaines pratiques ». « On fonctionnait en confiance, d’autant que les salariés ne se sont jamais plaints, parce qu’on assurait un bon niveau de prestations », assume Mohamed Farhi, secrétaire (c’est -à dire « patron ») de la section CGT à Transpole . . .

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