C’est un oral à ne pas manquer. Pour Gaël Perdriau, Bernard Bonne et Dino Cinieri (représentant de Laurent Wauquiez), le rendez-vous prévu en fin de journée au ministère des Transports ressemble à une tentative de sauvetage un peu désespérée. Favorables à l’autoroute A45, dont ils financeraient un tiers sur un budget total d’1,2 milliard d’euros, les présidents de Saint-Etienne-Métropole, du département de la Loire et le conseiller de la région Auvergne-Rhône-Alpes vont devoir faire preuve d’éloquence pour convaincre Elisabeth Borne de ne pas enterrer le projet.

Car, depuis cet été, le gouvernement a multiplié les signaux favorables envers les opposants, mobilisés de longue date contre l’autoroute qui traverserait les monts du Lyonnais. Interrogée par le JDD lors de l’ouverture des Assises de la mobilité, Elisabeth Borne a réaffirmé vouloir privilégier « l’existant », plutôt que les grands et coûteux projets d’infrastructure.

"Mobilisation générale"

Après plus de dix ans d’études, le dossier de l’A45 a franchi toutes les étapes. Il ne manque aujourd’hui plus que la signature de la ministre pour officialiser le contrat de concession, attribué à Vinci. Mais après avoir rencontré fin septembre le Premier ministre Edouard Philippe, Gaël Perdriau n’a eu pour toute réponse qu’un inquiétant report de cette signature. Résultat, le président de Saint-Etienne-Métropole a sonné la « mobilisation générale », à grand renfort de pétitions, enjoignant l’Etat à « tenir sa . . .

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