C’est un petit morceau de voie rapide, emprunté quotidiennement par près de 50 000 véhicules. En 2018, plus de 18 millions de passages ont été enregistrés sur le Boulevard périphérique nord de Lyon (BPNL). Un trajet tout en tunnels et en viaducs, mieux connu des Lyonnais sous son ancien acronyme : TEO, pour Tronçon Est-Ouest. Un prénom synonyme de gain de temps mais aussi de péage : 2,20 euros pour emprunter ses 6,5 kilomètres de la porte de la Pape, à Caluire, jusqu’à la porte de Vaise.

Payer pour contourner. Un paradoxe alors qu’une partie des députés LREM du Rhône défendaient encore au mois de mai la création d’un péage de transit pour dissuader une partie du trafic de traverser la ville, étouffée par la pollution de l’air. Le dispositif figurait déjà parmi les contributions de la Métropole au projet de loi LOM, votées en mars 2018. L’amendement est finalement passé à la trappe au terme des arbitrages du gouvernement. Mais l’idée - comme les particules fines des moteurs- est restée dans l’air : la nécessité de réduire la place de la voiture en ville fait aujourd’hui presque consensus. C’était précisément l’un des objectifs du périphérique nord de Lyon, créé en 1997 pour désengorger les autres tunnels de l’agglomération. Pas franchement une réussite. Vingt ans plus tard, 43 000 véhicules empruntent chaque jour le tunnel de la Croix-Rousse.                

« Les routes sur lesquelles on voudrait que ce transit cesse sont gratuites et courtes, alors que celles où l’on voudrait que les gens passent sont plus longues et payantes », résumait Yves Blein, député LREM de la 14e circonscription du Rhône, il y a quelques semaines. Pour autant, rares sont les élus à remettre en cause le mod . . .

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Mathieu Périsse
Mathieu Périsse collabore avec Mediacités Lyon depuis juin 2017, convaincu de la nécessité d’une information locale indépendante et percutante. Lyonnais de naissance, il a d’abord travaillé pour la radio (Radio France, RTS), notamment lors de reportages longs-formats à l’étranger (Afghanistan, Biélorussie, Chypre, Burkina Faso…). Membre du collectif de journalistes We Report, il écrit régulièrement pour Mediapart, journal pour lequel il a enquêté pendant un an sur la pédophilie dans l’Eglise catholique (également en lien avec Cash Investigation).