Le projet de loi de finances voté par le Parlement prévoit une baisse des Aides personnalisées au logement (APL) de l’ordre de 1,7 milliard d’euros dès l'an prochain. Que reprochez-vous à cette mesure ?

La proportion de l’effort demandé. Le gouvernement s’est dit : il me manque deux milliards d’euros sur mon budget APL, je vais les prendre dans les fonds propres des bailleurs sociaux. La loi de finances prévoit donc que nous baissions les loyers de 40 à 50 euros pour amortir la baisse des APL. Pour un office comme le mien, cela coûtera cinq millions d’euros !

Justement, qu’est-ce que cela représente cinq millions d’euros pour Est Métropole Habitat (EMH) ?

Cela correspond au résultat de notre autofinancement, c’est-à-dire à l’écart entre les recettes des loyers et les frais de fonctionnement et d’exploitation. Cet argent nous permet de construire et de réhabiliter nos logements. Si on met en place ces mesures, j’assèche immédiatement ma capacité à reconstituer ces fonds propres. Bien sûr, cela ne veut pas dire qu’on fait un plan social demain, mais on remet en cause l’ensemble de nos investissements à venir, notamment le projet de rénovation urbaine de Mansart à Saint Priest et la suite de la rénovation des Buers à Villeurbanne où on s’apprête à injecter plus de 30 millions d’euros aux côtés de l’ANRU [Agence nationale pour la rénovation urbaine].

Dans le quartier des Buers, à Villeurbanne, les 300 logements de la résidence Pélisson ont déjà fait l'objet d'une réhabilitation en 2016, soit l'opération du genre la plus importante pour EMH : l'office . . .

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