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La Métropole de Lyon se donne un peu d’air

 
La politique des « petits pas » en matière d’environnement a encore de beaux jours devant elle. Après Paris et Grenoble, les communes de Lyon, Villeurbanne et Caluire-et-Cuire se sont dotées d’une Zone à faibles émissions (ZFE). La mesure, qui prévoit d’interdire la circulation des camions et véhicules utilitaires les plus polluants (vignettes Crit’Air 4 et 5), a été adoptée lundi soir en conseil métropolitain. Le dispositif prévoit d’abord une phase pédagogique, jusqu’en 2020, puis de possibles amendes (de 68 à 135 euros) pour les conducteurs qui ne respecteraient pas le périmètre.

Pour la majorité, le ciblage des véhicules professionnels est un choix « pragmatique ». Les émissions de dioxyde d’azote dans l’agglomération proviennent en effet « à 60 % du trafic routier et à 51 % des véhicules utilitaires et des poids lourds », note Le Parisien. Une démarche jugée encore insuffisant par les écologistes, comme le rappelle Rue89Lyon. Alors qu’une chaîne humaine contre la pollution de l’air a rassemblé près de 5000 personnes à Lyon dimanche, les militants réclament un élargissement du périmètre de la ZFE, la sortie des véhicules diesel dès 2024, ou encore des mesures contre la pollution aux particules fines, en particulier via les chauffages individuels. A un an des élections, pas sûr que les élus osent aller aussi loin.


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Affaire Breteau / SNCF : un « scandale d’Etat » pour un député Insoumis

Nous évoquions la semaine dernière la situation de Denis Breteau, un lanceur d’alerte travaillant à Lyon, ayant dénoncé de possibles appels d’offres biaisés au sein de la SNCF, licencié par l’entreprise ferroviaire au lendemain de Noël.

Visée par une enquête, la SNCF licencie un lanceur d’alerte

L’affaire interroge aussi certains parlementaires. Le député de Gironde Loïc Prud’homme (France Insoumise) a ainsi publié un communiqué au lendemain de notre article. L’élu indique avoir écrit en décembre dernier à ce sujet à Elisabeth Borne, la ministre des Transports, lui demandant de lancer « une enquête administrative » au sein de l’établissement public, sans réponse. « Devant ce qui ressemble de plus en plus à une affaire d’Etat, je vais saisir le Premier ministre », écrit le député FI, qui rappelle que l’affaire touche également Florence Parly, la ministre de la Défense, ancienne cadre de la SNCF. « A défaut, une commission d’enquête parlementaire devra s’emparer de ce dossier sulfureux », demande le député. Ce dernier souhait a peu de chances d’aboutir, la création d’une commission d’enquête parlementaire nécessitant un vote majoritaire à l’Assemblée ou au Sénat.


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Laurent Wauquiez à la remorque des “gilets jaunes”

Il est loin le temps où Laurent Wauquiez ne se souvenait même plus avoir enfilé un gilet jaune. Depuis la rentrée, le président (LR) de la région Auvergne-Rhône-Alpes ne rate désormais plus une occasion de profiter du mouvement pour mettre en avant sa propre action. Après avoir coupé l’herbe sous le pied d’Emmanuel Macron en publiant sa « lettre aux Français » avant le chef de l’Etat, Laurent Wauquiez a annoncé lundi la création d’un fonds de soutien de la région pour les commerçants victimes des « gilets jaunes » : magasins vandalisés ou chiffre d’affaire en berne à cause des fermetures le samedi.

Montant de l’enveloppe : 8 millions d’euros. Le chiffre claque, mais dans le détail, seuls deux millions d’euros seront versés en aides directes pour aider à la réparation des boutiques. Le reste sera alloué sous forme de prêts à taux zéro. Mais pour le patron de la région, l’essentiel est ailleurs : il s’agit d’occuper le terrain et de se poser en défenseur des petits commerçants en soulignant l’inaction supposée du gouvernement. « La reconstruction du pays ne viendra pas des ministères, mais d’une politique de terrain », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse.

Pour le chef de la droite, il y a urgence : le parti Les Républicains plafonne dans les sondages et le choix du très conservateur François-Xavier Bellamy pour conduire la liste LR aux européennes divise en interne. Au point que certains responsables de la droite envisagent déjà un départ du patron de la région pour régler « le problème Wauquiez », comme le détaille notre partenaire Mediapart.


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Laurent Wauquiez assis sur un tas d’or

S’il espère capter à son profit une partie de la colère du mouvement des « Gilets jaunes », le président de la région n’oublie pas qu’une campagne électorale se joue aussi sur le plan financier. Et Laurent Wauquiez a bien thésaurisé. Selon La Lettre A, qui a examiné les comptes de campagnes des formations politiques, son micro-parti, La Droit sociale, disposait fin 2017 d’une confortable trésorerie de 523 000 euros. Un magot bien utile pour les élections à venir : européennes 2019, municipales 2020…ou présidentielle 2022.


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Bruno Bonnell se paie le maire de Villeurbanne

Lui aussi prépare les prochaines élections. Plus précisément les municipales de Villeurbanne. A l’occasion de ses vœux, le député LREM Bruno Bonnell a multiplié les coups à destination de Jean-Paul Bret, l’actuel maire socialiste de la deuxième ville de la Métropole. Quelques jours plus tôt, ce dernier – qui n’a pas encore précisé ses intentions pour 2020 – avait dénoncé le « modèle lyonnais » défendu par Gérard Collomb et sa majorité, décrivant la Métropole comme un « animal, quelques fois jugé arrogant et brutal », en lui opposant le « municipalisme » villeurbannais, plus libre à ses yeux, comme le rapporte Salade Lyonnaise.

La réplique de Bruno Bonnell ne s’est pas fait attendre. Dans une longue interview au Progrès publiée vendredi 25 janvier, le parlementaire a listé ses griefs envers le maire villeurbannais. Les critiques sur l’action de la Métropole ? « un numéro caricatural d’indépendance », estime Bruno Bonnell. Le débat sur cannabis lancé par la mairie ? « Une approche idéologique », qui fermerait les yeux sur le trafic de stupéfiant dans la commune.

Surtout, Bruno Bonnell reproche à Jean-Paul Bret sa politique en matière de logement. « Brandir les 26% de logements sociaux dans la ville tel un étendard, ça me choque. Le maire est-il engagé dans une stratégie de paupérisation de la commune ? Je ne me reconnais dans cette vision réductrice de Villeurbanne qui tire sa force de sa diversité ».

Autant de points qui ressemblent à une amorce de programme. « Il y aura une liste à la coloration En Marche à Villeurbanne » aux prochaines municipales, promet Bruno Bonnell, sans préciser s’il en prendra la tête. A défaut, Prosper Kabolo, 1er adjoint LREM de Jean-Paul Bret serait un choix tout trouvé. Au passage, Bruno Bonnell en a profité pour balayer les procès en absentéisme qui lui collent à la peau depuis son élection à l’Assemblée (lire notre enquête), en rappelant avoir créé “Cœur de Villeurbanne », une plateforme sensée rapprocher les associations et les entreprises de la commune. Pas sûr que cette initiative ne plaide en sa faveur : sur le site de la plateforme, la dernière publication date de novembre dernier.


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Kimelfeld : Paris, c’est fini

Le détail avait échappé à l’œil de Mediacités. Dans son interview au Figaro de la semaine dernière, dans laquelle il officialisait sa candidature pour la présidence de la Métropole, David Kimelfeld a également annoncé qu’il souhaitait réformer les locaux parisien du Grand Lyon, situés rue Villersexel, dans le 7arrondissement de la capitale. Un appartement peu utilisé, loué 200 000 euros par an et qui emploie deux salariés, comme nous le révélions.

Grand Lyon : le QG parisien inutile (et coûteux) de David Kimelfeld

Le président de la Métropole souhaite « trouver des lieux qui soient moins onéreux », et « plus à l’image de cette métropole, moderne et attractive ». David Kimelfeld bientôt dans un espace de coworking ?


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Alexandre Vincendet, toujours aussi pressé

Les Républicains ont le sens de la camaraderie. Le parti cherche actuellement à déterminer qui de François-Noël Buffet (maire d’Oullins) ou d’Alexandre Vincendet (maire de Rillieux-la-Pape) mènera la liste de droite pour la présidence de la Métropole. Mais Alexandre Vincendet n’a pas attendu une nomination officielle pour lancer sa campagne. Le trentenaire, président de la fédération LR du Rhône, a envoyé un courrier aux 59 maires de la Métropole pour dénoncer un Grand Lyon « à deux vitesses » et marteler son intention d’inclure davantage les maires dans la prise de décision. Une manière de flatter les élus Synergies-Avenir, les maires « sans étiquettes », soutiens traditionnels de Gérard Collomb, inquiets de la perte de représentativité qu’entraînerait le mode de scrutin prévu aux prochaines élections (lire notre article à ce sujet).

Pas question de ralentir pour Alexandre Vincendet, devenu l’étoile montante de la droite lyonnaise. L’occasion de relire le portrait que lui consacrait Mediacités à l’automne 2017.

Alexandre Vincendet : le Républicain pressé


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Nathalie Perrin-Gilbert déjà en campagne…à Barcelone

Pas de frontière pour Nathalie Perrin-Gilbert. Figure de l’opposition à Gérard Collomb, la maire du 1er arrondissement était à Barcelone la semaine dernière pour soutenir la candidature d’Ada Colau, la maire sortante du parti Podemos, une formation de gauche proche de la ligne défendue par le Gram (Groupe de réflexion et d’actions métropolitaines), le parti de « NPG », qui a scellé une alliance avec la France Insoumise pour les prochaines élections municipales et métropolitaines à Lyon. Objectif de cette virée espagnole, rapportée par Lyon Mag : s’opposer à la candidature de Manuel Valls, l’ex-Premier ministre aujourd’hui candidat dans la capitale catalane. Faire barrage à un ancien ministre lors d’une élection locale, pouvait-elle imaginer meilleur échauffement ?

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Point final.

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