«Aujourd’hui, on se retrouve à cultiver sur des timbres-poste. » Le constat, amer, est de Stéphane Peillet, agriculteur à Saint-Priest. « Chaque année, on perd quelques hectares. Nos parcelles se retrouvent parfois coincées entre trois routes. De nouveaux ronds-points se construisent… On n’arrive même plus à faire passer nos engins agricoles en sécurité avec toutes les chicanes », poursuit cet exploitant qui cultive 425 hectares de blé, d’orge, de colza et de maïs. Ses terres sont enclavées entre l’A46 et l’A43. Un des secteurs où l’étalement urbain a été le plus intense ces dix dernières années comme le montre notre carte interactive ci-dessous. A Saint-Priest, au sud-est de la métropole de Lyon, près de 94 hectares d’espaces naturels, agricoles et forestiers (NAF) ont disparu.  

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