«Projet audacieux », « mixité sociale innovante », « démarche inédite »... De l’annonce de son lancement, en 2010, à son inauguration, fin 2018, une pluie de louanges s’est abattue sur Ilink, cet ensemble immobilier situé sur l’île de Nantes, en plein cœur du nouveau « Quartier de la création ». Au point que l’année dernière, le journal La Tribune lui attribuait même le « Prix Logement » de son palmarès Smart Cities... Un succès de communication qui cache néanmoins de vrais loupés, tant sur le plan éthique que sur celui de la gestion de projet.

L’éthique, d’abord. Dans dans notre précédente enquête, nous révélions comment cet exemple de « co-construction à la nantaise » dissimulait en réalité un curieux cocktail d’argent public, d’intérêts privés et de copinage politique concocté par les promoteurs immobiliers, l’agence de communication d’un proche du PS nantais ainsi qu’une association, créée pour la circonstance et financée par plus de 500 000 euros de subventions de la Métropole et de la Région.

C’est pourtant loin d’être la seule zone d’ombre. En matière de gestion de projet, la belle mécanique imaginée par ses concepteurs s’est elle aussi avérée bien mal huilée. Rédigés pour le compte de l’agence interministérielle PUCA, les deux rapports
Deux rapports oubliés
– « Développer une maîtrise d’usages dans un projet immobilier, le cas de l’opération Îlink », 2016, 152 pages.
– « La maîtrise d’usages . . .

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