Le tribunal correctionnel de Nantes a relaxé jeudi l'abbé Philippe Guépin, chef de file des catholiques "sédévacantistes" nantais, qui avait été jugé le 7 février dernier pour avoir « abusé de la faiblesse » d'une fidèle qui lui avait fait "don" de 345 000 euros en 2011.

La plaignante était « dans une forme de vulnérabilité résultant de ses convictions et des relations » qu'elle pouvait avoir avec le prêtre, a convenu le président du tribunal, et le prêtre de 68 ans « pouvait en avoir conscience ». Mais « le délit d'abus de faiblesse nécessite un minimum de sollicitations [de la part du prévenu, ndlr] », a rappelé le magistrat. Or il n'y a « pas d'éléments" pour confirmer ce point, «hormis les déclarations de la plaignante » à l'audience.

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Dix-huit mois de prison avec sursis et une mise à l'épreuve de deux ans avaient été requis lors de l'audience. Le procureur de la République avait également demandé aux juges d'obliger l'abbé à indemniser la plaignante et de lui interdire définitivement d'exercer toute « fonction de gouvernance ou de responsabilité dans le cadre d'une sphère associative » - ce qui l'aurait obligé à quitter la tête de son Association cultuelle de Lépante. Le représentant du ministère public avait enfin requis une amende de 15 000 euros à l'encontre de la structure, basée à La Jaillé-Yvon, près de Segré (Maine-et-Loire), et la confiscation d'une voiture achetée pour les besoins de l'abbé Guépin. Ce Peugeot 3008 sera finalement restitué à l'ecclésiastique, a . . .

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