De la 5G, des hologrammes permettant aux proches de rendre visite à des malades confinés, de la réalité augmentée pour aider les visiteurs à se repérer dans le dédale de l’établissement, de la reconnaissance faciale pour que les personnels accèdent aux zones dûment autorisées, le recours à l’intelligence artificielle à partir d’enceintes connectées, intermédiaires déshumanisés visant à faire gagner du temps utile aux infirmières… Bienvenue… non pas dans le futur CHU de Nantes mais au Yonsei University Health System, un hôpital qui doit ouvrir en février 2020, à une quarantaine de kilomètres au nord de Séoul, en Corée du Sud.

Présenté de cette façon, l’établissement semble faire la part belle aux gadgets de toute sorte. Mais la comparaison avec le futur CHU de Nantes était trop tentante. Car sur le site internet du projet nantais, la promesse est claire : avec le transfert du CHU sur l’île de Nantes, il s’agit ni plus ni moins de « réinventer l’hôpital pour anticiper la médecine de demain ». Un enjeu majeur pour que cet établissement maousse dont le coût est estimé, pour l’heure, à 953 millions d’euros, ne soit pas obsolète le jour de sa livraison prévue en avril 2026. A ce prix-là, ce serait quand-même dommage. 

« Le risque pour un établissement d’être obsolète le jour de son inauguration est important »

« Entre les avancées de la médecine et celle des technologies numériques, l’exercice de prospective s’avère très compliqué », pose pourtant Pierre-Louis Laget,
Multi-disciplinaire
En plus d'être médecin, Pierre-Louis Laget est également conservateur du patrimoine. Ses travaux de recherche et nombreuses publications ont particulièrement porté sur l’évolution de l'architecture hospitalière. Il a coordonné la rédaction de l’ouvrage-référence : L’hôpital en France. Histoire et architecture. Editions . . .

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