C’est une curieuse affaire qui est récemment ressortie de l’ombre, à l’occasion d’un arrêt de la cour administrative d’appel de Nantes. Une histoire ancienne qui était, jusque là, passé relativement inaperçue. Le 16 mars, la cour a validé définitivement la révocation de Gilles Roussel, planétologue et directeur du Planétarium de Nantes de 1999 à 2010. En décembre de cette année là, la ville de Nantes décidait de se séparer de ce fonctionnaire de catégorie A, lui reprochant pêle-mêle le « vol » d'un canapé appartenant au Planétarium, retrouvé dans sa maison ; de s'être « accaparé » un véhicule de fonction ; d’avoir violé « des règles applicables (…) en matière de marchés publics » et de s’être attribué des « avantages indus au titre des jours de récupération et des congés ».

Si l’ancien directeur de la structure de la butte Sainte-Anne, connue pour son « dôme-écran », a toujours contesté les faits qui lui sont reprochés, la cour considère dans son arrêt que « l'enquête administrative (…) repose sur les témoignages précis et concordants des collègues de M. Roussel et sur une analyse détaillée de la gestion administrative et comptable du Planétarium et des horaires de travail de l'intéressé ». « Compte tenu de son grade et de ses fonctions de chef de service, M. Roussel ne pouvait ignorer les règles (…) en matière de gestion de deniers publics, d'utilisation des véhicules de service et d'organisation du temps de . . .

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