Ce jeudi après-midi, la justice des hommes a relaxé l'abbé Philippe Guépin. Le tribunal correctionnel de Nantes s'est prononcé sur le présumé « abus de faiblesse » du chef de file des « sédévacantistes » nantais, la frange la plus radicale de la dissidence catholique. Selon le parquet de Nantes, l’ecclésiastique de 68 ans aurait profité de la « vulnérabilité » d’une riche paroissienne, qui lui avait fait « don » de 345 000 euros en 2011, pour qu’il puisse acquérir la « chapelle du Christ-Roi ».     

Lors de l'audience du 7 février dernier, dix-huit mois de prison avec sursis, une mise à l'épreuve de deux ans, une interdiction définitive d'exercer toute responsabilité associative et la confiscation de son SUV Peugeot 3008 avait été requis. Le procureur avait aussi réclamé une amende de 15 000 euros à l'encontre de son Association cultuelle de Lépante – qui tire son nom de la bataille navale qui donna un coup d'arrêt en 1571 à l'expansionnisme de l'Empire ottoman.

Ce 4 avril, le tribunal a finalement prononcé la relaxe de l'abbé Guépin. La plaignante était « dans une forme de vulnérabilité résultant de ses convictions et des relations" qu'elle pouvait avoir avec le prêtre, a convenu le président du tribunal, et le prêtre de 68 ans "pouvait en avoir conscience. » Mais « le délit d'abus de faiblesse nécessite un minimum de sollicitations [de la part du prévenu, ndlr] », a rappelé le magistrat. Or il n'y a « pas d'éléments » pour . . .

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