Mediacités : Alors qu'une grève touche les rédactions de plusieurs journaux du groupe, comme celles de Ouest-France et de Presse-Océan, l’intersyndicale évoque un « projet dangereux qui piétine les engagements historiques de pluralisme et de qualité de l’information d’Ouest-France ». Ce projet est-il vraiment dangereux ?

Antoine de Tarlé : En tout cas, c’est un pari risqué ! En fermant une grande partie des rédactions locales d’Ouest-France dans le Maine-et-Loire et la Sarthe et en mutualisant l’information locale et départementale entre Ouest-France et les Journaux de Loire (Courrier de l’Ouest, Maine libre), il serait étonnant que les lecteurs ne soient ni surpris, ni déçus. Je crains le détournement des lecteurs d’Ouest-France lorsqu’ils s’apercevront que leur information locale vient du journal concurrent. 

Concurrent, certes, mais appartenant au même groupe… 
Oui, mais les rédactions ont toujours eu un fonctionnement séparé. L’expérience prouve que lorsqu’il y a fusion de titres, il y a . . .

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