CHU, Confluent, Urologie : c'est Dallas dans la santé nantaise
De mémoire de professionnel de santé, « on avait jamais vu un tel bazar à Nantes ». Du mastodonte généraliste aux petites cliniques spécialisées, du public au privé, des simples salariés aux puissants actionnaires, de rachat en liquidation judiciaire, le secteur hospitalier nantais a connu une semaine pour le moins agitée. Revue de détails des dossiers qui secouent le petit monde de la santé.

  • La fronde contre le transfert du CHU reprend de plus belle

100. Ils sont finalement 100 à avoir signé un appel contre le transfert du CHU sur l’île de Nantes à l’horizon 2026, publié lundi 1er avril dans Presse-Océan. Alors que l’enquête publique sur ce projet pharaonique est ouverte jusqu’au 26 avril, ces « personnalités » protestent « contre la loi du silence entourant le projet d’implanter un nouveau CHU à Nantes, dans une zone inondable et hyper-densifiée ». Parmi les signataires, on retrouve ainsi des médecins, des responsables hospitaliers (retraités ou en exercice), des chefs d’entreprise, des universitaires, des ingénieurs, des ambulanciers, et cætera, et cætera.

Principal porte-voix de ce prestigieux aréopage, Jean-Claude Guyard, le président du Galea (Groupement d'Analyses et d'Études de Loire-Atlantique), association historique d’opposition au transfert du CHU, était interrogé deux jours plus tard dans les colonnes de Presse-Océan, à nouveau. Dans cette interview, il détaille les raisons de la fronde : accessibilité du site, risques d’inondations, survol par les avions et, surtout, le coût prohibitif du projet (sur lequel Mediacités a enquêté il y a quelque temps). « Ce projet est celui de tous les scandales. C’est un scandale financier, un scandale administratif, un scandale . . .

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Benjamin Peyrel
Co-fondateur de Mediacités et rédacteur en chef de son édition nantaise. Avant de me lancer dans cette aventure, j'ai débuté au quotidien La Croix et suis passé par différentes rédactions (L’Humanité, Le Parisien, etc), avant de rejoindre L’Express et d'écumer préfectures et sous-préfectures pendant dix ans. Je m’intéresse notamment aujourd’hui aux montagnes de données que les collectivités comme les citoyens produisent quotidiennement et aux moyens de les utiliser pour faire avancer l'information.