Chlorpyrifos : 63 tonnes de ce pesticide dangereux vendues en Pays-de-la-Loire entre 2009 et 2016

« C’est une famille de pesticides qui vole en moyenne 2,5 points de quotient intellectuel (QI) à chaque enfant européen ». Dans le jargon journalistique, on appelle ça une « attaque » ou une « accroche », soit la première phrase d’un article censée titiller la curiosité du lecteur et lui donner envie de lire la suite. Celle par laquelle débute la longue et glaçante enquête du Monde (édition du 17 juin) consacrée au Chlorpyrifos remplit parfaitement son office. Impossible, en effet, de lâcher ce papier qui révèle les dangers de ce pesticide utilisé depuis un demi-siècle sur les cultures pour éliminer pucerons et chenilles, mais inconnu du grand public.

« Il est toxique pour le système nerveux central, c’est-à-dire neurotoxique, et c’est un perturbateur endocrinien qui agit notamment sur la signalisation thyroïdienne. Il peut donc interférer avec le développement du cerveau », indique ainsi Barbara Demeneix, professeure de biologie au laboratoire Evolution des régulations endocriniennes (CNRS-Muséum national d’histoire naturelle) à Paris, qui s’étonne qu’il ne soit pas encore totalement interdit. De fait, les preuves scientifiques des méfaits d’une exposition à cet insecticide sont désormais si accablantes que l’Europe « s’apprête à proposer son retrait du marché », affirme Le Monde. Si on en retrouve encore de nombreuses traces sur les pommes, les oranges, les laitues et autres produits importés de l’étranger, c’est déjà en partie le cas en France depuis 2016, sauf pour la culture des épinards.

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Une exception qui nous a conduit à nous replonger dans notre enquête sur la France toxique, publiée en novembre 2017, et notamment dans les chiffres de ventes de pesticides en . . .

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Benjamin Peyrel
Co-fondateur de Mediacités et rédacteur en chef de son édition nantaise. Avant de me lancer dans cette aventure, j'ai débuté au quotidien La Croix et suis passé par différentes rédactions (L’Humanité, Le Parisien, etc), avant de rejoindre L’Express et d'écumer préfectures et sous-préfectures pendant dix ans. Je m’intéresse notamment aujourd’hui aux montagnes de données que les collectivités comme les citoyens produisent quotidiennement et aux moyens de les utiliser pour faire avancer l'information.