Ils étaient en manque. Ou presque. Mais ça va mieux. Depuis quelques jours, ils ont leur dose toutes les fins d’après-midi. Les Chevaliers du Fiel à 17 h 50 au théâtre Le Paris, à Avignon. Les Chevaliers du Fiel sur scène, forcément sur scène. Comme une drogue. Il fut un temps où ils enquillaient plus de deux cents représentations annuelles. Pour ce premier semestre 2017, le duo comique toulousain s’est contenté de monter une trentaine de fois sur les planches. « Le rythme est moindre, mais les salles beaucoup plus grandes, et en nombre d’entrées, nous sommes numéro un en France, tient à souligner Éric Carrière, le « grand » du tandem, 15 bons centimètres de plus sous la toise que son acolyte Francis Ginibre. Être sur scène, c’est notre vie. Pour moi, le moment le moins stressant de la journée, c’est là, devant 5 000 personnes. Après quinze jours d’interruption, Francis lui aussi ressent un vide. Voilà ce qui nous plaît le plus : jouer ensemble. Nous ferions la même chose sans la gloire et la fortune ».

Ils l’ont déjà fait d’ailleurs pendant dix ans, de leurs débuts en 1985 au mitan des années 1990. L’époque des vaches maigres, des spectacles devant une poignée de spectateurs, quand la capitale regardait de haut ces braves gars du sud qui se croient drôles. Les Chevaliers du Fiel passent même à deux doigts de la faillite avant que le mauvais sort ne change soudain de monture. En 1996, leur chanson beauf « Je te prendrai nue dans la Simca 1000 » est un tube improbable (plus de 400 000 ventes); Michel Drucker les repère et les invite régulièrement . . .

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