L’expérience était organisée les 20, 22 et 23 juin. Pour y participer il suffisait de répondre à un appel lancé par la Toulouse School of Economics (TSE) et l’Institute advanced study in Toulouse (IAST), placés tous deux sous l’égide de Jean Tirole. Une seule condition : avoir entre 18 et 65 ans. Avec un nombre maximum de 180 participants. Objectif de l’étude : « Comprendre votre capacité, sous certaines circonstances, à tirer des conclusions statistiques à partir de situations du monde réel. » Contenu de l’expérience : « Deviner les caractéristiques d’une population à partir de l’observation d’un échantillon ; répondre à des questions sur votre personnalité et votre style de vie. » Pour attirer les volontaires, il leur est promis « de gagner entre 8 to 14€ » (sic).

Le 23 juin à 10 heures, dans les superbes bâtiments de la Manufacture des Tabacs, nous ne sommes finalement que cinq participants, dirigés chacun vers un ordinateur. Les trois organisateurs, que l’on suppose jeunes chercheurs en économie, ont manifestement choisi de s’exprimer le moins possible. Ils nous accueillent par des propos très succincts. Chaque volontaire recevra donc entre 8 et 14€ « selon les performances ».

Tout au long de l’expérience, qui va durer plus d’une demi-heure, un exercice de probabilités revient de façon récurrente : il y a dans un panier 100 boules bleues ou jaunes. Je tire une première boule : elle est bleue. Elle revient dans le panier. La deuxième est aussi bleue. La troisième aussi. Question : quelle est la probabilité pour que la quatrième boule soit jaune ? Comme on ne connaît pas la répartition entre les deux couleurs, la réponse, entre 0 et 100%, est forcément hasardeuse. Cette épreuve est . . .

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