Monique Iborra n’a pas que des amis - loin de là ! Mais la députée de La République en Marche sait aussi tisser d'utiles alliances. Comme avec Philippe Saurel, le maire socialiste dissident de Montpellier. En 2015, lors des élections régionales, ce dernier rencontre plusieurs difficultés pour composer ses listes dans les départements de l’ex-région Midi-Pyrénées. Il essuie notamment le retrait, en cours de campagne, de Jean-François Portarrieu (ex-directeur de cabinet de la communauté d'agglomération du Grand Narbonne, aujourd’hui député LREM en Haute-Garonne) et de Philippe Joachim (ex-directeur de cabinet de la région Midi-Pyrénées).

Pour pallier en partie le problème, Philippe Saurel verse dans le parachutage : Sophia Ayache, conseillère municipale de Montpellier, est ainsi catapultée dans le Tarn. Heureusement, pour sa liste de Haute-Garonne, l'héritier autoproclamé de Georges Frêche peut compter sur Monique Iborra. La députée, alors membre du PS, n'apprécie pas du tout la candidate de son camp, Carole Delga, et décide de soutenir Philippe Saurel. Mieux ! Elle propulse deux de ses assistantes parlementaires sur la liste divers-gauche du maire de Montpellier : Mathilde Tolsan, en première position, et Sophie Iborra, sa fille, à la cinquième place.

Les Iborra et Philippe Saurel ne se quittent plus

Les efforts de Philippe Saurel sont vains. Sa liste n'obtient que 5% des suffrages, et seulement 1,99% en Haute-Garonne. Mais Monique Iborra, exclue du PS, gagne un précieux allié. « Comme moi, elle ancre son engagement politique dans le pragmatisme et la proximité avec le citoyen, déclare l'édile de Montpellier. Elle est exclue pour avoir seulement exprimé avec . . .

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