En juillet dernier, les sénatrices Esther Benbassa (EELV) et Catherine Troendlé (Les Républicains) dénonçaient le fiasco des politiques de « déradicalisation » en France. Business lucratif, associations douteuses, les reproches n’en finissaient pas : « Si l’offre de services de certaines associations dénotait la volonté de leurs responsables de contribuer à relever le défi de la prévention de la radicalisation à une échelle relativement inédite, elle traduisait également, pour nombre d’autres, la nécessité d’obtenir par cette reconversion de nouvelles ressources financières, leur budget subissant la réduction drastique des subventions publiques dans le secteur associatif depuis plusieurs années, écrivaient-elles dans un cinglant rapport d’information sur le désendoctrinement, le désembrigadement et la réinsertion des djihadistes en France et en Europe. Ce phénomène a alimenté un nouveau marché lié au secteur du terrorisme. Le recours dans l’urgence à des associations disponibles pour satisfaire une demande nouvelle des pouvoirs publics a pu conduire à des effets d’aubaine financière. » Les deux élues allaient même jusqu'à parler de « gouffre à subventions » !

Quid de la politique de « déradicalisation » en Haute-Garonne, territoire touché de plein fouet par le djihadisme ? Il existe, comme dans tous les départements, une cellule de suivi mise en place par l’État. Elle analyse les signalements transmis via le Numéro Vert du centre national d'assistance et de prévention de la radicalisation, vérifie que les situations ne relèvent pas de la police ou de la justice, puis organise une prise en charge des familles et de leur proche radicalisé ou en voie de l’être. En charge de la politique de prévention de la radicalisation, la préfecture subventionne des associations via le FIPDR (Fonds interministériel de prévention de la délinquance et . . .

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