Mondialement connue pour son excellence dans le secteur aéronautique, Toulouse n’en est pas moins une ville universitaire qui regorge de chercheurs de grande qualité dans de nombreux domaines. Si la candidature de l’Université de Toulouse au label Idex a été retoquée, cela ne doit pas masquer le niveau et la densité de la recherche toulousaine. 

Avec la présence d’organismes comme le CNRS, l’Inra, l’Inserm, le Cnes, des centres de pointe comme l’Oncopole ainsi que des pôles de compétitivités d’envergure mondiale, Toulouse compterait plus de 10 000 chercheurs selon les chiffres de So Toulouse, la marque de rayonnement touristique de Toulouse, aujourd’hui regroupée avec l’office de tourisme au sein de l’agence d’attractivité de Toulouse Métropole. Et ce dans des domaines aussi variés que les mathématiques, les sciences de la communication, la physique, la chimie, la médecine, l’agronomie ou les sciences de l’homme.

Alors que Toulouse accueille en juillet l’Euroscience Open Forum, Mediacités a choisi de vous présenter certains chercheurs dont les découvertes pourraient bien modifier nos vies ou nos façons de penser.

Sandrine Silvente-Poirot et Marc Poirot, le cholestérol à l’assaut du cancer

Directrice de recherche au CNRS et directeur de recherche à l’Inserm, Sandrine Silvente-Poirot et Marc Poirot dirigent une équipe du Centre de recherches en cancérologie de Toulouse (CRCT) qui a identifié une nouvelle cible et donc une possible thérapie pour les cancers du sein.

Sandrine Silvente-Poirot et Marc Poirot ont découvert qu’une molécule baptisée OCDO, inconnue jusque-là et issue de la transformation métabolique du cholestérol, est également présente dans les cellules tumorales et favorise leur développement. Ainsi, en comparant des cellules d’une glande mammaire saine et des cellules tumorales, ils ont constaté une différence dans le métabolisme du cholestérol. « Dans les cellules atteintes, nous avons observé une production d’OCDO et l’absence de dendrogénine A (DDA), un autre dérivé du cholestérol. La DDA inhibe le développement des tumeurs et bloque la production de l’OCDO », explique Marc Poirot.

Trois années ont été nécessaires aux deux chercheurs et à leur équipe pour identifier l’OCDO, l’enzyme qui la sécrète et ses propriétés procancéreuses. La collaboration entre chercheurs et cliniciens au sein de l’Institut universitaire du cancer de Toulouse (IUCT) a fait gagner un temps précieux, notamment grâce à la mise à disposition de banques de tumeurs. Des essais ont ensuite permis d’établir l’action anticancéreuse de la DDA sur différents cancers à l’échelle du laboratoire. Une avancée qui ouvre la voie à des essais cliniques pour un traitement à base de DDA, qui bloque les effets de l’OCDO . . .

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