Comment devenez-vous un joueur du Stade toulousain ?

J’arrive à Toulouse en 1955 pour suivre mes études de mathématiques à la fac de sciences. Je joue déjà au rugby à Rodez. Mon père nous parle tout le temps de deux clubs : l’Aviron bayonnais et le Stade toulousain. Comme j’ai certaines qualités, je suis sollicité par Carmaux et par le Stade toulousain. Carmaux étant trop éloigné, je viens au Stade. Ce qui se passe alors est assez original. Les dirigeants du club et mon père font pression pour que je m’entraîne avec le Stade toulousain dans la semaine et que j’aille jouer avec Rodez le dimanche. Ce que je fais pendant ma première année d’études. C’est pittoresque parce que j’ai comme moyen de locomotion un scooter. Et donc, je fais la route Toulouse-Rodez en Vespa, même l’hiver. La deuxième année, je signe véritablement au Stade toulousain et j’y joue, ce qui me paraissait être une chose inaccessible tant j'idéalisais ce club...

A quoi ressemble la vie du club dans cette seconde moitié des années 1950 ?

Le club a un esprit universitaire. Il y a une majorité d’étudiants. Nous gagnons, assez souvent, mais la défaite n’est pas un traumatisme. Nous n’avons pas une énorme pression. Je joue en équipe première dès le début. Je suis même cité dans les éventuels participants à la tournée de 1958 en Afrique du Sud, avec l’équipe de France de Lucien Mias. Mais je suis victime d'un accident très grave lors d’un match à Aurillac. Un fou me donne un grand coup de pied dans les côtes alors . . .

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