Médaille d'or de la ville de Toulouse en 1972, à 21 ans, alors même que vous n'aviez pas encore prêté serment, c'était un début tonitruant...

Pour un jeune homme né à Marrakech, passionné de droit et notamment de droit constitutionnel, j'ai effectivement réalisé de très bonnes études. J'ai obtenu cette récompense grâce à mes résultats. En droit et sciences-politiques, je collectionnais les premières places. A cette époque, nous en étions à une ère précolombienne du droit. Je veux dire par là que soulever des exceptions de procédure, avoir accès aux dossiers, utiliser la plénitude du Code pénal, ce n'était pas du tout dans l'air du temps, tout cela n'existait pas...

Vous avez très vite plaidé dans des affaires importantes, comme celle du sang contaminé, au milieu des années 80...

Effectivement, en pleines années Sida, le Centre national de transfusion sanguine (CNTS) avait sciemment distribué à des hémophiles, de 1984 à la fin de l'année 1985, des produits sanguins dont certains étaient contaminés par le virus. Dans une lettre que je m'étais procurée, les divers responsables avaient écrit noir sur blanc : « De combien de morts serons-nous responsables ? » J'ai défendu Jean Ducos, ancien directeur du centre régional de transfusion sanguine (CRTS) de l'hôpital Purpan, et ex-président de la société française de transfusion. Il a obtenu un non-lieu en juin 1999, confirmé en appel en 2002, tout comme son subordonné le docteur Bernard Boneu. En tant que membre de la commission consultative nationale de transfusion sanguine . . .

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