La période de la crise sanitaire aura décidément été révélatrice d’un certain nombre de pratiques discutables chez Newrest. Au‐delà de la distribution de plusieurs dizaines de millions d’euros de dividendes au patron Olivier Sadran et à sa famille, une pratique pourtant interdite pour les entreprises bénéficiant d’aides Covid, la multinationale de la restauration collective a payé en retard 491 de ses fournisseurs entre le 11 juin 2020 et le 31 mars 2021.
Pour arriver à ce constat, l’antenne régionale de la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a épluché environ 120 000 factures adressées à Newrest par ses fournisseurs sur la période. Résultat : près de 35 000 d’entre elles ont été payées au‐delà du délai réglementaire, soit quasiment une facture sur trois (29,1%). Mis bout à bout, ces retards représentent une somme de 10,2 millions d’euros.
Une amende de 169 000 euros
Avec en moyenne 19,35 jours de retard, Newrest a ainsi largement dépassé les délais moyens de paiement, qui se situaient à 12,9 jours en 2024 et 12,4 jours en 2021. Cette situation a amené l’antenne occitane de la DGCCRF à infliger à Newrest Restauration (filiale du groupe pour la restauration scolaire, d’entreprises ou …