Le géant de la restauration collective était accusé d'avoir recruté et exploité des migrants sans permis de travail au Québec. Pour éviter un procès, l'entreprise toulousaine a préféré indemniser les victimes.
L’entreprise toulousaine Newrest, mise en cause pour avoir recruté et exploité des migrants sans permis de travail au Canada, s’est libérée de la menace judiciaire. Selon un jugement de la Chambre des actions collectives de la Cour supérieure du Québec, daté de septembre 2025, une entente a été trouvée entre les plaignants et l’entreprise de restauration. Pour mettre fin aux procédures, Newrest va payer 2,1 millions de dollars canadiens, l’équivalent de 1,3 million d’euros.
L’entreprise dirigée par le Toulousain Olivier Sadran était poursuivie par le Centre des travailleurs et travailleuses immigrants (CTI). Cette organisation québécoise de défense des droits des étrangers lui reprochait d’avoir mis en place un « système illégal de recrutement et de placement » de travailleurs migrants, principalement en provenance de pays d’Amérique latine. L’ONG canadienne avait envoyé une demande d’action collective à la Cour supérieure du Québec en octobre 2023, et réclamait une indemnisation financière pour les victimes.
https://www.mediacites.fr/enquete/toulouse/2025/01/27/luxembourg-dividendes-et-aides-covid-les-recettes-secretes-de-newrest/
En fin de compte, environ 765 000 euros seront distribués aux personnes ayant été employées …