Après un troisième accident mortel, cet été, sur le chantier de la ligne C du métro, à Toulouse, 26 élus métropolitains réclament la mise en place d’une enquête administrative. « Notre objectif n’est ni de mener une enquête judiciaire parallèle ni de désigner des coupables. Notre responsabilité d’élu·es est de comprendre, d‘éclaircir et surtout d’éviter qu’un nouveau drame puisse se produire », résument les groupes Gauche unitaire et républicaine, Territoires solidaires et écologiques, Métropole écologiste, Demain Toulouse Métropole et les élu·es non inscrit·es Maxime Le Texier, Karen Grégoire et Marc Péré, dans leur communiqué publié le 28 septembre.
Ces élus souhaitent utiliser un dispositif légal nommé Mission d’information et d’évaluation (MIE) permettant, selon l’article 24 du règlement intérieur de la métropole, de « mobiliser les moyens de la collectivité pour enquêter sur une question d’intérêt local ou évaluer le fonctionnement d’un service public au bénéfice de la population ».
« Pour nous, cette succession de drames justifie la création d’une Mission d’information et d’évaluation (MIE) au sein de Toulouse Métropole, principal financeur et donneur d’ordre de cet immense chantier urbain », assurent les élus, qui soulignent que « la sécurité des femmes et des hommes qui construisent nos transports publics doit primer sur toute considération de calendrier. »
Une exigence de transparence et de sécurité
La création d’une MIE serait une première à Toulouse, alors que cet outil a …