Les Nantais frôlent la privation d’eau potable

Un débit de la Loire au plus bas, un bouchon vaseux dense, et des grandes marées : en ce début d’automne, tous les ingrédients sont réunis pour un arrêt de la production d’eau potable destinée à la métropole nantaise. Si le scénario catastrophe n’a pas encore eu lieu, le danger affleure toujours.

Un robinet d'eau potable utilisé par un habitant de la métropole nantaise. Photo : Thibault Dumas / Mediacités

Les averses automnales de ces derniers jours n’y ont rien changé. La Loire‐Atlantique demeure classée « en niveau d’alerte renforcée 4 sur 4 » pour l’eau potable, comme c’est le cas depuis le 17 août. Le département – qui dépend à 70 % de la Loire et de ses nappes alluviales pour son approvisionnement – connaît de longs mois de sécheresse, sans pluies significatives, comme en 2022. Ces dernières semaines, les Nantais ont même frôlé la diminution voire la coupure du débit en eau potable à leur robinet, comme le révèle Mediacités.

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Publié le

Temps de lecture : 6 minutes

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Par Marion Coisne