Occupé depuis près de deux ans par une centaine de mineurs isolés étrangers, le bâtiment est interdit d’accès. Déboutée de sa demande d'expulsion en juillet, la Ville de Toulouse dénonce une perte de temps, et critique la décision judiciaire.
Pour la troisième fois en cinq mois, un incendie s’est déclaré mardi 6 octobre dans le bâtiment situé au 159 rue Louis‐Plana, à la Roseraie, et appartenant à Toulouse Métropole. Six jeunes ont été blessés, après avoir sauté de l’immeuble pour échapper aux flammes. Seuls certains d’entre eux ont pu récupérer leurs affaires. La mairie a annoncé avoir pris un arrêté prescrivant l’interdiction d’habiter et de pénétrer dans le bâtiment.
D’après le collectif AutonoMIE, qui accompagne les jeunes dans leurs démarches pour se voir reconnaître leur minorité par le Département, aucune solution globale de relogement n’a pour l’instant été trouvée. « Des habitants ont proposé un hébergement solidaire à certains, mais la plupart sont à la rue… », répond‐on à Mediacités.
Pour les mineurs isolés et leurs soutiens, l’heure est désormais à la crainte d’une répétition de la fin d’année 2024. Avant de trouver refuge dans l’immeuble de la rue Louis‐Plana, « ils se sont retrouvés tout l’automne à vadrouiller pour trouver un lieu. On a peur que ça se reproduise ».
Un feu dans les sous‐sols
Le 8 juillet, la Ville avait pris un arrêté visant à l’évacuation immédiate du site, après deux incendies survenus en mai ainsi qu’un courrier du directeur départemental du Service d’incendie et de secours de la Haute‐Garonne du 27 mai « attirant l’attention du maire sur la situation de grave danger de l’immeuble ». Cette décision municipale avait été contestée en justice par le collectif AutonoMIE. Le 23 juillet, le tribunal administratif de Toulouse avait suspendu l’arrêté municipal …