« Nous continuerons à nous battre pour que le message de lutte contre la vie chère soit toujours entendu », a répété le maire de Lille alors qu’une partie de l’hôtel de ville ainsi que de nombreux commerces du centre-ville ont été dégradés en marge d’une manifestation particulièrement suivie.
Le 17 octobre était aussi la journée mondiale du refus de la misère. Cette date symbolique a à plusieurs reprises été mentionnée la veille en conseil municipal. Et alors que le cortège s’apprêtait à s’élancer ce samedi depuis la porte de Paris, le maire de Lille Arnaud Deslandes la rappelait une nouvelle fois dans un tweet. Sauf que l’élu socialiste présent parmi les 50 000 manifestants – dont l’un des mots d’ordre était justement la vie chère – a déchanté quelques heures plus tard.
Les images des vitres brisées d’une des portes de l’hôtel de ville ont fait le tour des chaînes infos et des réseaux sociaux. Les saccages et les pillages de 56 commerces du centre‐ville au cours de la soirée, elles aussi très largement filmées et diffusées, ont encore davantage entaché cette journée de mobilisation historique dans la capitale nordiste.