Georges Képénékian, candidat à la mairie de Lyon. Photo : N.Barriquand/Mediacités.

Dans L’Obs, Georges Képénékian dézingue Collomb le « brutal »

Les ambiances de fin de règne délient les langues. Mais celle qui flotte actuellement à Lyon suscite des propos d’une rare violence, même en politique. Cette semaine, c’est le premier adjoint Georges Képénékian qui règle (une nouvelle fois) ses comptes avec Gérard Collomb. Interviewé par le journaliste de L’Obs Serge Raffy, le candidat à l’hôtel de ville revient sur le retour raté de l’ancien ministre de l’Intérieur dans sa ville et son attitude vis-à-vis de celui qui l’avait remplacé à la mairie : « J’ai été meurtri (…), pour ne pas dire humilié, par l’incroyable brutalité de cet homme à mon égard. Toute une histoire d’amitié s’est effondrée, a été réduite en miettes ». « Le mot "confiance", Gérard Collomb ne le connaît pas. Il n’a que des subalternes et des vassaux », dézingue-t-il.

L’alliance entre le maire de Lyon et Les Républicains ? Gérard Collomb « est passé de Pierre Mauroy à Laurent Wauquiez, avec un toupet sidérant. Ce n’est plus un grand écart, mais de la désertion », blâme « Képé ». Celui qui se présente aux suffrages des Lyonnais sans étiquette, malgré son appartenance à La République en Marche, analyse rétrospectivement les élections régionales de 2015. À l’époque, Gérard Collomb, brouillé avec le socialiste Jean-Jack Queyranne, avait fait moins que le service minimum lors de la campagne du président sortant de Rhône-Alpes. « On peut dire que Collomb, il y a quatre ans, a fait la courte échelle à Wauquiez. Ce dernier, aujourd’hui, ne fait que lui renvoyer l’ascenseur », pense Georges Képénékian.

Au passage, le candidat confie que Stanislas Guérini, délégué général de LREM, lui a proposé l’investiture du parti après l’avoir retirée à Yann Cucherat, le poulain du baron. Refus poli : « Lyon a toujours joué la carte de la souveraineté locale. Je perpétue cette tradition », défend l’ancien médecin pris en étau entre les écologistes et le bloc constitué par LR et les derniers partisans de Gérard Collomb. Avec moins de 12% des voix au premier tour sur l’ensemble de la ville, et seulement six listes alignées pour neuf arrondissements pour le second tour, Georges Képénékian aborde la phase finale en très mauvaise posture.

N.B.

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