Valérie Oppelt, lors d'une réunion de campagne en novembre 2019. / Photo : Antony Torzec.

« Union politique locale » : le coup de poker de Valérie Oppelt fait pschitt

24 heures à peine après avoir lancé son idée « d’union politique locale » pour le second tour, la candidate macroniste Valérie Oppelt va devoir le ranger dans le chapeau d’où elle l’avait sorti. Les réactions sont sans appel : le corpus idéologique d’En Marche, « ni gauche ni droite », lui est renvoyé en pleine figure par ses concurrentes.

Cette idée de liste commune pour le second tour, « c’est priver les Nantais de ce choix entre des visions de leur ville profondément différentes. C’est faire croire aux Nantais que les projets portés par les différentes candidates se valent tous et ne sont différents qu’à la marge. C’est décourager les Nantais d’aller voter. C'est renoncer à l'alternance et faire un chèque en blanc à l'équipe qui a laissé Nantes se dégrader » estime la candidate de la droite et du centre Laurence Garnier.
Fin du moment surréaliste de la campagne
Réaction tout aussi claire de la tête de liste verte, Julie Laernoës, pour qui «la gravité de la crise sanitaire n'efface pas la diversité des projets politiques et les contradictions entre eux. S'engager en politique, c'est s'engager au nom de valeurs, d'un projet, un cap, un chemin clair. Cela n'est pas de tout mélanger au risque que personne n'y retrouve » écrit-elle. Quant à la maire sortante, Johanna Rolland, elle enterre définitivement l’espoir de Valérie Oppelt d’unir les concurrentes au second tour « L’unité pour gérer la crise sanitaire est une nécessité. Mais l’élection municipale, c’est autre chose. Je n’imagine pas une seconde que se présente . . .

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Avatar de Antony Torzec
Diplômé du CFPJ (après une Licence de Communication), j'ai débuté ma carrière dans le groupe Europe 1 (Europe 2, Europe 1), avant d'occuper un poste de journaliste au sein de la rédaction de Radio Fidélité à Nantes. Après une année passée à la rédaction française de Radio Vatican à Rome, j'ai fait un retour à Radio Fidélité en tant que rédacteur en chef jusqu'en avril 2017. J'ai réalisé quelques piges également pour Télénantes, France 3, France Bleu et La Croix. Depuis septembre 2017, je collabore avec Médiacités Nantes et les radios RCF des Pays de la Loire (RCF Anjou, Vendée et Sarthe).

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