Morgan Simon, derrière Emmanuel et Brigitte Macron, devant la pyramide du Louvre au soir du second tour de l'élection présidentielle. / Capture écran France 2

Accusé d’agression sexuelle, « l’homme à la casquette derrière Macron » relaxé par les juges nantais

L’affaire avait été dévoilée par Mediacités Nantes en octobre 2017. Morgan Simon, "l'homme à la casquette" qui se trouvait derrière Emmanuel Macron devant la pyramide du Louvre après son élection à l’Élysée, accusé d'une "agression sexuelle" en 2016 sur une militante LREM, a été relaxé aujourd’hui par le tribunal correctionnel de Nantes. Le procureur de la République confirme à Mediacités qu'il fait appel de la décision.

L'ancien attaché parlementaire de la députée LREM Valérie Oppelt (ancienne candidate à la mairie de Nantes en 2020) a été relaxé « au bénéfice du doute », a commenté le président lors du délibéré. « Les faits d'agression sexuelle sont insuffisamment prouvés au regard du contexte », a-t-il précisé, évoquant un « enjeu politique » et des « plaintes croisées » entre protagonistes. La « légèreté des témoignages » dans ce dossier « qui avait ému par le contexte particulier » a achevé de convaincre les trois juges, a-t-il expliqué.

Six mois avec sursis requis par le procureur

Lors de l'audience, le procureur de la République avait pourtant estimé que la culpabilité de Morgan Simon était établie et avait requis en conséquence six mois de prison avec sursis. Le procureur de la République avait également demandé son inscription au Fichier judiciaire automatisé des auteurs d'infractions sexuelles (FIJAIS), ce qui l'aurait contraint à pointer au moins une fois par an pendant vingt ans au commissariat de police ou à la brigade de gendarmerie la plus proche de son domicile.

Cet ancien étudiant en droit, qui voulait devenir journaliste avant de tenir des pizzerias Pizza Hut, est à présent « manager dans la logistique ». La députée Valérie Oppelt qui l’employait a mis fin à sa période d'essai suite à cette affaire.

Guillaume Frouin / PressPepper


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