Les conseillers départementaux de Loire-Atlantique en séance. / Photo : CD44

Départementales : en Loire-Atlantique, le duel droite / gauche s’annonce serré

Et on repart tous pour un tour… Dimanche dernier, en raison de l’abstention historique (68,91%), aucun binôme de candidats n’a été élu au conseil départemental de Loire-Atlantique. Pas un sur les 31 cantons que compte le Département. Même les candidats désignés respectivement par la droite et la gauche pour prendre la succession du socialiste Philippe Grosvalet devront repasser dimanche devant les électeurs. En ballotage très favorable, le chef de file de la droite, Laurent Turquois, a recueilli près de 60% des voix dans son canton de Saint-Sébastien-sur-Loire. Mais les électeurs n’étaient pas assez nombreux pour valider sa victoire. Sur le canton de Nantes 7, Michel Menard, qui emmène la gauche unie aux écologistes, détient lui aussi une solide avance (44,34%) sur son concurrent LREM.

Si les deux hommes sont donc quasiment assurés de siéger au conseil départemental, reste à savoir où ils s’assiéront : dans le fauteuil de président ou sur les bancs de l’opposition ? Et en la matière, la plupart des observateurs s’accordent à dire que le second tour de ces élections départementales se jouera dans un mouchoir de poche, comme en 2015. Si la gauche dispose d’un léger avantage, ses réserves de voix sont en revanche moins importante qu’il y a six ans, l’union avec les écologistes ayant été réalisée avant le premier tour. Elle peut néanmoins espérer le report des voix communistes qui cette fois étaient partis seuls. Et, dans les trois cantons où le mouvement était présent (Nantes 1- Nantes 3 – Nantes 4) sur celui des électeurs de Nantes en commun qui appelait mercredi à « battre la droite ».

Une droite dont, justement, les responsables ne désespèrent pas de regagner un conseil départemental qui leur échappe depuis 2004. Interrogés, ils comptent notamment sur la « dynamique régionale » - la présidente LR de la Région est arrivée largement en tête du premier tour dimanche dernier – pour faire basculer certains cantons. Mais à ce petit jeu, pas sûr que cela suffise à l’actuelle opposition départementale. Lorsque Mediacités demande aux deux équipes (gauche et droite), quels cantons ils peuvent reprendre à l’adversaire, chaque camp mise sur quatre territoires. 4-4, match nul !

Huit cantons disputés

A gauche, on espère ainsi conquérir les cantons de la Chapelle-sur-Erdre, Nort-sur-Erdre, Guérande et Ancenis. A droite, on estime que les cantons de Nantes 1, Nantes 6, Rezé 1 et St Herblain 2 pourraient basculer. Le canton le plus sensible pour la gauche est, sans surprise, Nantes 1. Situé entre les universités et le centre-ville et comprenant les quartiers Saint-Clément et Saint-Félix, ce canton, sociologiquement à droite, a été gagné de justesse par la gauche depuis 2004. Pour le second tour, les conseillers départementaux sortants, Fabienne Padovani et Vincent Danis ont une belle longueur d’avance (35,6% des voix au premier tour) sur le duo de la droite, Sophie Delangue et Didier Rousset (26,7%). Tout dépendra du comportement des électeurs de Nantes en Commun.e.s (20% au premier tour) et du candidat LREM, Patrick Sarradin (17% au premier tour), qui a appelé à battre la gauche au second tour.

A droite, les inquiétudes se concentrent sur le canton de la Chapelle-sur-Erdre. Soutenus par Démocratie 44 (la droite), les candidats sortants Erwan Bouvais et Elisa Drion sont devancés de deux points au premier tour par le binôme PS/EELV, Nathalie Leblanc et Franck Mousset. Mais les 9% obtenus par le RN pourraient plus facilement rejoindre le camp de la droite

Avatar de Antony Torzec
Diplômé du CFPJ (après une Licence de Communication), j'ai débuté ma carrière dans le groupe Europe 1 (Europe 2, Europe 1), avant d'occuper un poste de journaliste au sein de la rédaction de Radio Fidélité à Nantes. Après une année passée à la rédaction française de Radio Vatican à Rome, j'ai fait un retour à Radio Fidélité en tant que rédacteur en chef jusqu'en avril 2017. J'ai réalisé quelques piges également pour Télénantes, France 3, France Bleu et La Croix. Depuis septembre 2017, je collabore avec Médiacités Nantes et les radios RCF des Pays de la Loire (RCF Anjou, Vendée et Sarthe).

Précédemment dans l'Oeil

Maire, présidente de Métropole et directrice de campagne présidentielle : un cumul inédit pour Johanna Rolland

Mediacités est allé fouiller dans les archives : si la maire (PS) de Nantes est officiellement désignée directrice de campagne d'Anne Hidalgo, ce sera une première. Jamais le maire d'une des dix plus grandes villes de France n'a orchestré l'un de ces grands barnums présidentiels. Et on comprend pourquoi.

Les commissions d’éthique installées, bientôt un déontologue pour la ville et la métropole de Nantes

Plus d'un an après le début du mandat, les commissions d'éthique et de transparence promises par Johanna Rolland lors de la campagne municipale ont enfin tenu leurs premières séances.