Le capitaine Haddock, en tête d'une manifestation nantaise, en 2017. / Photo: DR

La dissolution de Nantes Révoltée fait du surplace

Ça devait aller vite et on allait voir ce que l’on allait voir ! Le 25 janvier dernier, à l’Assemblée Nationale, Gérald Darmanin annonçait la dissolution prochaine de Nantes Révoltée. Répondant à une question posée par la députée LREM Valérie Oppelt, suite à des dégradations lors d’une manifestation organisée quatre jours plus tôt dans le centre-ville de Nantes, le ministre de l’Intérieur expliquait avoir « décidé d’engager le contradictoire qui permettrait la dissolution de ce groupement de fait ».

Un mois plus tard, rien… La déclaration reste toujours lettre morte et sent de plus en plus le coup de com’ politique. Mercredi après mercredi, on guette l’inscription à l’ordre du jour du conseil des ministres d’un décret de dissolution administrative sur la base de l'article L212-1 du Code de la sécurité intérieure, mais rien… Et, si elle finit par arriver, ce ne devrait pas être pour tout de suite. Comme il le confirme à Mediacités, Maître Raphaël Kempf, l’un des avocats de Nantes Révoltée n’a pour l’instant toujours « rien reçu du ministère de l’Intérieur et [ses] clients non plus ».  . . .

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Thibault Dumas
Franco-américain, je suis journaliste professionnel à Nantes depuis plus de dix ans, en radio puis en presse écrite, comme pigiste désormais. Je collabore avec Mediacités, édition nantaise, depuis la préparation de son lancement, en 2017. Je n'ai pas de spécialité en tant que telle mais j'enquête plutôt (seul ou en équipe) sur les montages fiscaux (Waldemar Kita, FC Nantes, Manitou, etc), la politique sous toutes ses formes, le social (Le Confluent, Centrale Nantes, Beaux-Arts de Nantes, etc) et un peu d'écologie (déchets, éoliennes de Nozay, etc). Pour me contacter : thibault.dumas@mediacites.fr.

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