Les recalés du premier tour ne se mouillent pas au second

Sur les douze listes en présence au premier tour à Toulouse, huit ont été éliminées. Ces listes très diverses totalisaient 10 638 voix, le 15 mars, soit un peu plus de 12 % des suffrages exprimés. Un réservoir de voix crucial pour ce scrutin où l'écart entre les deux candidats semble des plus réduits.

Comment vont-elles se répartir le 28 juin ? À ce jour, aucune formation écartée de la course le 15 mars n’appelle explicitement à voter pour l’une des deux listes encore en présence. Souvent le message est subliminal.

On ne peut pas dire par exemple que Franck Biasotto vole au secours de Jean-Luc Moudenc. L’ex-adjoint au Logement, engagé dans une lutte fratricide avec le maire sortant, est comme aphone depuis le soir du 15 mars, où il n’a obtenu que 2,94 % (2 594 voix). D’après nos informations, il pourrait tout de même retrouver l’usage de la parole cette semaine et s’exprimer sur ses intentions pour le second tour .  

La liste RN de Quentin Lamotte (4,31 %, 3 801 voix) ne donne pas de consigne de vote. Même chose pour le Parti animaliste (1,52%, 1 342 voix). Toutefois son chef de file Quentin Charoy « trouve des convergences avec le programme d’Archipel citoyen ». Il ajoute : « En six ans, Jean-Luc Moudenc n’a rien fait. Il ne s’est pas positionné contre les cirques avec animaux et n’a pas donné aux refuges les moyens nécessaires. »

De son côté, la liste très droitière Debout Toulouse (0,95 %, 835 voix) appelle implicitement à voter Moudenc en établissant « un front républicain de droite contre l’extrême gauche ». Celle menée par Peov Chankiry Duch (0,14 %, 120 voix) ne se prononce pas. À l’autre bout de l’échiquier politique, Lutte ouvrière (0,46 %, 407 voix) et le Parti ouvrier indépendant démocratique (0,22 %, 193 voix) se désintéressent du second tour, tandis que la liste NPA de Pauline Salingue (1,52 %, 1 346 voix) se livre dans un très long communiqué à un numéro de contorsionnisme pour « éliminer Moudenc sans faire confiance à Antoine Maurice ».

Bruno Vincens.

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