Thierry Suaud, maire de Portet-sur-Garonne. / © DR

Pourquoi le maire de Portet-sur-Garonne n’a pas voté pour la troisième ligne de métro

Surprise à Tisséo : Alstom a été réussi à doubler Siemens pour fournir le matériel roulant de la troisième ligne de métro, baptisée Toulouse Aerospace Express (TAE). Le fabricant français a été préféré à son concurrent allemand, qui a conçu le matériel roulant et les automatismes des deux lignes existantes en cassant les prix : 713,5 millions, pour un marché estimé initialement à 800 millions. « Alstom était le moins cher » affirme Jean-Michel Lattes. Le président de Tisséo s'est félicité de la « guerre des prix » entre les quatre concurrents retenus. Un argument qui a laissé froid Thierry Suaud. C'est l'autre (demi) surprise du vote qui a validé le choix d'Alstom par la commission d'appel d'offres à l'unanimité : le maire (PS) de Portet-sur-Garonne a préféré ne pas prendre part au vote, contrairement à ses homologues socialistes de Colomiers et Ramonville.

Pour justifier sa position, Thierry Suaud a fait valoir des arguments financiers et locaux. Élu du Muretain, il redoute que les communes regroupées autour de la sous-préfecture à la sortie sud de la métropole ne devienne « une réserve d'Indiens » lorsque la ZFE (zone de faible émissions) interdira aux véhicules diesel les plus anciens d'emprunter le périphérique toulousain. Également conseiller régional, le maire de Portet en a profité pour réclamer davantage de trains de type RER. Sans remettre en cause la troisième ligne de métro elle-même, l'élu socialiste a toutefois repris à son compte les réserves émises par la gauche et les écologistes avant les élections municipales à Toulouse sur le financement général du projet (estimé à ce jour à 2,7 milliards) à la lumière de la chute . . .

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Correspondant à Toulouse pour la presse nationale (Le Point, Le Monde, L'Express, La Croix) depuis plus de 25 ans, Stéphane a commencé sa carrière dans les radios que l'on disait "libres" et la presse agricole. Il a aussi rédigé un livre-enquête sur les paysans dans l'Aveyron (ateliers Henry Dougier) et un "anti-guide touristique" pour les néo-toulousains (Héliopoles). Diplômé de Sciences-Po Toulouse, il intervient auprès des nouvelles générations d'étudiants qui se destinent au journalisme.

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