Situation délétère au lycée Saint-Exupéry de Blagnac

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80 enseignants et personnel du lycée Saint-Exupéry de Blagnac ont exercé leur droit de retrait. / DR

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Temps de lecture : 3 minutes

Par Gael Cérez

Dans une lettre anonyme, un enseignant en souffrance évoque ses intentions suicidaires et dénonce les conditions de travail au lycée polyvalent Saint-Exupéry de Blagnac. Le personnel a exercé son droit de retrait ce lundi 4 octobre.

Une majorité des enseignants et personnels du lycée Saint-Exupéry de Blagnac (80 sur 140) a exercé ce lundi 4 octobre son droit de retrait. Cette décision fait suite à la réception vendredi 1er octobre d'une lettre anonyme dénonçant les conditions de travail dans cet établissement public polyvalent spécialisé dans les métiers de la productique et de la maintenance aéronautique. « Un collègue a envoyé à la direction une lettre violente qui traduit son épuisement et son sentiment d'avoir perdu tout sens dans ce qu'il fait. Il évoque la possibilité de commettre un acte désespéré au sein du lycée », précisent les enseignants dans un communiqué de presse envoyé à Mediacités. Le ton véhément du courrier traduit à l'évidence des tourments importants, causés par un environnement professionnel dégradé. Notre inquiétude est trop grande pour simplement retourner en cours comme si de rien n'était. »

La dégradation de l'environnement professionnel serait due à la nomination d'un nouveau chef d'établissement en septembre 2019. « Notre lycée fonctionnait bien jusque là. À partir de là, les arrêts de travail ont augmenté et les demandes de mutation aussi. Il y en a eu 30 l'année dernière », précise une professeure à condition de rester anonyme par crainte de représailles. « La direction est devenue autoritaire. Il y a des problèmes de communication et de l'acharnement contre certains membres du personnel, complète Abdallah Amghar, professeur et délégué syndical à la CGT Educ'Action 31. L'expertise de certains de nos collègues est déniée par le proviseur, notamment dans le domaine de l'aéronautique. Son mode de fonctionnement génère tension et arrêts . . .

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