Drogues : les Nuits Sonores changent de ligne

L’an dernier, Mediacités révélait les réticences des organisateurs du festival électro de Lyon à mettre en place des actions de réduction des risques liés à la consommation de drogues. Depuis, notre article a fait évoluer les positions des uns et des autres.

Nuits Sonores-suite
La 17e édition des Nuits Sonores se tient du 28 mai au 2 juin prochains. Ici, lors d’une précédente édition. Photo : Andia.

C’est reparti pour cinq jours de son. Ce mardi 28 mai débute la 17e édition des Nuits Sonores, le festival électro de Lyon devenu incontournable pour les amateurs du genre. Le cru 2018 avait réuni 143 000 festivaliers sur huit jours. Et Mediacités s’était alors intéressé à la politique ambiguë d’Arty Farty, l’association organisatrice de l’événement, concernant la lutte contre les dangers de la consommation de drogues pendant le festival. Pour mémoire, l’équipe des Nuits Sonores refusait d’adopter un dispositif de réduction des risques [lire plus bas], à l’inverse de nombreux acteurs de la scène électro. « Question de stratégie. Question d’image également », écrivions-nous.  

Un an plus tard, nous avons voulu savoir comment la situation avait évolué. Résultat : notre enquête a fait réagir, de la ville de Lyon aux organisateurs. « Nous avons acheté des roule-ta-paille qui seront distribués sur demande », annonce le président d’Arty Farty Damien Béguet à Mediacités. Ce matériel . . .

Notre survie dépend de vous

Un journalisme local indépendant, sans publicité, avec chaque semaine des enquêtes introuvables ailleurs : voilà ce que vous propose Mediacités. Aujourd’hui, plus de 5 300 abonnés soutiennent notre travail. Mais ce n’est pas suffisant : nous recherchons 2 000 abonnés d’ici la fin 2022 pour continuer à enquêter. En vous abonnant aujourd’hui, dès 3 euros par mois, vous pouvez faire la différence.
Je m’abonne

  • Accès aux 4 éditions de Mediacités (Lille, Lyon, Nantes et Toulouse)
  • 100 % indépendant, avec 0 % de publicité
  • Résiliation facile à tout moment

Publié le

Modifié le

Temps de lecture : 5 minutes

Par Eva Thiebaud