Tension maximum à Centrale Nantes ce mercredi 9 octobre. Dans sa salle des conseils toute moderne, son conseil d’administration se prononçait sur l'ultime mouture des statuts de la Nouvelle université à Nantes (NUN) ou Nantes Université. Et le « non » l’a nettement emporté, avec 17 voix, contre 12 pour le « oui » et une abstention. « On s’attendait à ce que ce soit plus serré » analyse à chaud un administrateur. « Quasiment tous les administrateurs élus ont voté contre, ainsi que quelques proches d’Arnaud Poitou nommés [le directeur de Centrale, NDLR] », complète un autre.       

Lancé il y a trois ans, ce projet d’I-Site, choisi par l’État devait aboutir au 1er janvier 2020 à l’alliage de l’Université, du CHU, de l’Inserm, et surtout de Centrale Nantes. A la clé : plusieurs centaines de millions d’euros et une ambition scientifique qui devait faire du nouvel établissement nantais l’un des plus importants de France. Un sacré enjeu qui explique que, jusqu’au bout, le ministère de l’Enseignement supérieur . . .

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C'est parti !

Thibault Dumas
Franco-américain, je suis journaliste professionnel à Nantes depuis plus de dix ans, en radio puis en presse écrite, comme pigiste désormais. Je collabore avec Mediacités, édition nantaise, depuis la préparation de son lancement, en 2017. Je n'ai pas de spécialité en tant que telle mais j'enquête plutôt (seul ou en équipe) sur les montages fiscaux (Waldemar Kita, FC Nantes, Manitou, etc), la politique sous toutes ses formes, le social (Le Confluent, Centrale Nantes, Beaux-Arts de Nantes, etc) et un peu d'écologie (déchets, éoliennes de Nozay, etc). Pour me contacter : thibault.dumas@mediacites.fr.