François Cuello sort d’un cauchemar printanier. Dans la matinée du 17 avril 2019, cet informaticien à la retraite, paisiblement installé sur les hauteurs d’Aureville (Haute-Garonne), est opéré du rein gauche par le Dr Guillaume Loison à la Clinique Capio Croix-du-Sud. L’intervention, réalisée à l’aide d’un robot piloté par le chirurgien urologue, dure environ trois heures. Elle vise deux kystes potentiellement malveillants et semble se dérouler sans histoire. Toutefois, lors de son retour en chambre, le patient révèle un fait étrange à sa compagne Marie-Claude. « J’ai tout senti mais je ne pouvais pas bouger, lui raconte-t-il, incrédule et paniqué. J’ai souffert, j’ai l’impression que cela a duré une éternité. »

Alerté, le Dr Loison lui rend aussitôt visite. « Il m’a assuré que ce n’était pas un problème de chirurgie mais d’anesthésie, confie François Cuello à Mediacités. Il m’a expliqué que je n’étais probablement pas complètement endormi. » Le patient commence à comprendre l’enfer auquel il vient d’être confronté : « Avant l’opération, on vous injecte du curare, un anesthésiant et un antalgique. Le curare bloque les muscles pour que vous ne bougiez pas pendant l’opération ; l’anesthésiant vous endort ; et l’antalgique combat la douleur. Or là, à un moment, je n’avais plus d’anesthésiant et plus d’antalgique. Le curare, lui, me paralysait. Je ne pouvais pas bouger, ni avertir quelqu’un de ce que je sentais, ces trocarts qui me perforaient le corps. »  . . .

Il vous reste 72% de cet article à découvrir !
Nous vous offrons un accès de 24h pour découvrir nos articles les plus récents
Nous vous enverrons nos dernières enquêtes et des offres d'abonnement.
Ou bien apprenez-en plus sur Mediacités...
Si vous êtes déjà abonné, connectez-vous.

Mediacités c'est :

  • Un site 100% indépendant (seuls nos lecteurs nous font vivre)
  • Chaque semaine de nouvelles enquêtes (et plus de 1 000 déjà publiées)
  • Des newsletters sur les municipales (Lille, Lyon, Nantes, Toulouse)
  • La participation aux enquêtes (idées de sujets, documents confidentiels, événements)
  • Le moyen de faire vivre une information libre et sans publicité
La curiosité est un beau défaut,
vous aussi, adoptez Mediacités !
Philippe Kallenbrunn
Journaliste de sport, avec un penchant prononcé pour le rugby, j'ai travaillé au sein des rédactions de Midi Libre, France Soir et Midi Olympique. Je collabore essentiellement aujourd'hui au Journal du Dimanche et au Figaro. J'ai récemment publié deux livres d'enquête : "Les années Saint-André, autopsie d'un fiasco" (Solar, mars 2016) et "Peur sur le rugby" (Marabout, septembre 2017).