Damien Castelain, le président de la MEL, le martelait encore en avril : « Une offre diversifiée en enseignement international est indispensable à notre attractivité auprès des entreprises et institutions internationales ». Ce besoin est apparu clairement lors de la candidature de la métropole lilloise pour accueillir l’Agence européenne du médicament (EMA), contrainte de quitter Londres pour cause de Brexit. Pas moins de 19 villes étaient en compétition. Si Amsterdam a finalement décroché la timbale, en novembre 2017, la candidature de Lille n’aura pas été entièrement vaine...

Anticipant une victoire, le rectorat avait en effet déposé un dossier d’agrément pour créer une école européenne capable de scolariser les enfants des quelque 900 fonctionnaires de l’EMA. Mais cela impliquait un agenda très contraignant. « En obtenant l’agrément du Bureau du Secrétaire général des Ecoles européennes, on s’était engagé à ouvrir en septembre 2019 », explique le directeur général des services des Hauts-de-France, Laurent Vercruysse. Pas question, donc, de faire marche arrière. Sinon l’agrément aurait été perdu.
Une ouverture précipitée
Problème, il a fallu trouver en urgence des locaux... et des élèves. Une gageure car la création de cet établissement scolaire n’a été annoncée officiellement qu’en mars. Une installation dans des bâtiments provisoires est d’abord envisagée à Lille, sur le terrain du lycée Montebello, mais la piste est finalement écartée. « Les équipements sportifs de Montebello étaient déjà saturés », justifie-t-on à la Région, en charge des lycées. Le défi reste donc entier : en attendant la construction des bâtiments définitifs, où dénicher un site permettant non . . .

Il vous reste 75% de cet article à découvrir !
Nous vous offrons un accès de 24h pour découvrir nos articles les plus récents
Nous vous enverrons nos dernières enquêtes et des offres d'abonnement.
Ou bien apprenez-en plus sur Mediacités...
Si vous êtes déjà abonné, connectez-vous.

Mediacités c'est :

  • Un site 100% indépendant (seuls nos lecteurs nous font vivre)
  • Chaque semaine de nouvelles enquêtes (et plus de 1 000 déjà publiées)
  • Des newsletters sur les municipales (Lille, Lyon, Nantes, Toulouse)
  • La participation aux enquêtes (idées de sujets, documents confidentiels, événements)
  • Le moyen de faire vivre une information libre et sans publicité
La curiosité est un beau défaut,
vous aussi, adoptez Mediacités !